Le principe est de travailler « gras sur maigre » : la toile est le plus maigre qui soit et la couleur sortie du tube le plus gras, donc entre les deux nous devons utiliser des diluants différents.
On peut préparer la toile avec des fonds différents
- gesso appliqué au pinceau ou au couteau pour faire des effets
- collage de sable, papier de soie et autres avec du gel médium épais acrylique
En tout cas on applique une couche de peinture acrylique sur la toile avant d’appliquer les couleurs à l’huile, cela protège la toile, cela est plus facile à peindre, la toile buvant moins.
1) Application de la peinture avec des pinceaux ou des brosses :
1ère couche de peinture avec un diluant n°1 :
-1 dose de médium à peindre
-2 doses d’essence de pétrole
(+ 2 gouttes de siccatif si on veut que cela sèche rapidement)
2ème couche de peinture avec diluant n°2 :
-1 dose d’essence de pétrole
-2 doses de médium à peindre (les proportions sont inversées)
(+2 gouttes de siccatif éventuellement)
3ème couche si nécessaire de peinture,
par exemple pour faire un glacis on utilise un diluant avec ¾ de médium à peindre et ¼ d’essence
ou on peut utiliser la couleur directement sortie du tube pour corriger ou pour faire des empâtements
2) Peinture au couteau :
On peut très bien faire une première couche de peinture au pinceau et dans ce cas on utilise le diluant n°1 , puis en 2ème couche on applique la peinture au couteau sans diluant, avec la couleur directement sortie du tube, en ajoutant du médium d’empâtement si on veut des effets plus importants et pour que cela sèche plus vite à cause de l’épaisseur de la peinture au couteau.
Quand on est satisfait du tableau on peut corriger d’éventuelles zones mates avec du vernis à retoucher + 2-3 gouttes d’essence de pétrole.
Puis on passe sur toute la surface du vernis à retoucher +2-3 gouttes d’essence de pétrole, cela permet d’attendre le vernis définitif que l’on ne devra passer pas avant un an. C’est un vernis de correction et de protection temporaire. On peut repeindre par-dessus sans problème si on le souhaite.
Le vernis définitif un an plus tard (c’est pourquoi c’est bien d’écrire le mois et l’année d’achèvement de la toile.